samedi 25 avril 2015

VIK

Mercredi dernier (22 avril), nous n'avions qu'une  réunion de prévue, à vina VIK, dans la vallée de Cachapoal (2 heures de route au Sud de Santiago). J'avais donc dû au préalable prendre contact avec le directeur commercial du domaine, un certain Gonzague de Lambert (je n'invente rien). Son patronyme ayant éveillé ma curiosité, je suis allé faire un tour sur son profil LinkedIn... Et en effet, vu le patrimoine de sa famille, il aurait été quelque peu étrange qu'il s'appelle Pierre Dupont. Ainsi, en plus d'être le directeur commercial et marketing d'un des vignobles les plus en vue du Nouveau Monde, monsieur est également l'heureux propriétaire (au même titre que ses frères et ses parents) d'un domaine de taille conséquente dans le Pomerol. Alors ça ne parle peut-être pas à tout le monde, moi-même il y a un peu plus d'un an je pense que ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid, mais je vais y venir. 

Je redoutais donc un peu cette journée, étant intimement persuadé que ce cher Gonzague était un personnage suffisant, hautain et méprisant comme c'est malheureusement le cas pour bon nombres d'acteurs du secteur du vin chez nous (dans les hautes sphères du moins, j'aime bien les idées reçues mais il me reste un peu de bon sens). 

Mais finalement c'est quelqu'un d'assez simple. Il nous a d'ailleurs avoué le plus simplement du monde que la valeur d'un hectare de Pomerol aujourd'hui se situait dans une fourchette allant de 1 à 10 millions d'euros, et que sa famille en possédait 45. J'ai failli lui dire que j'étais sûr qu'ils avaient pas de babyfoot et que moi oui, mais je me suis retenu. 
Blague à part, il nous a très bien accueilli, n'a pas été froid ou hautain, pas même avec le stagiaire pourri de 24 ans qui aurait pourtant été une cible toute choisie. 

Passons à la visite :). VIK est donc un domaine viticole chilien ou plutôt un domaine viticole qui se situe au Chili, ou plutôt un complexe hôtelier qui fait du vin et accueille les touristes étrangers au Chili ou... Enfin c'est pas juste un vignoble chilien en tous cas. 
C'est un projet pharaonique qui a vu le jour en 2006, fruit de la passion commune de plusieurs pointures du secteur et de leurs comptes en banque (l'un des fondateurs possède un grand cru classé chez nous, rien que ça). 

C'est tout un concept: grand vin, paysages à couper le souffle, restaurant, salles d'expositions d'art contemporain (le Big Boss a une galerie à New York), hôtel de luxe avec piscine à débordement, sauna avec vinothérapie etc (il vous en coûtera minimum 1 000 euros la nuit), activités variées comme le trekking, le cheval... Bref, "l'Expérience VIK". 


La photo est pas mal, mais vraiment, je vous jure qu'avec un bon appareil (ou si je savais me servir du mien qui sait...) elle ne ressemblerait pas à ça... A l’œil nu c'était époustouflant. Pour faire simple: au fond, dans la zone très lumineuse au dessus des collines, et bien moi je voyais la cordillère des Andes et ses neiges éternelles... Vraiment incroyable. 



ça c'est l'entrée, le chemin qui mène à la Bodega... C'est très esthétique, et l'eau aide en plus au contrôle des températures de la salle des barriques qui se situe juste en dessous. 




Ou le doux nectar est fabriqué... Ils ne produisent qu'un seul et unique vin, dans lequel ils mettent tout leur savoir-faire et leur amour (à travers par exemple des études minutieuse des sols: mise a profit de chaque micro-caractéristique de chaque parcelle selon la composition de son sol, son exposition au soleil, sa capacité à mieux accueillir tel ou tel cépage etc...). Ce qui rend forcément la bouteille chère (190 dollars) mais qui garantit bien sûr une bonne qualité. Je vais y revenir.  




ça doit être la mode vers la grosse pomme...


On a donc goûté ce fameux vin, sobrement nommé "VIK". Pour éviter de rendre leurs séances de dégustation expéditives et éviter d'ouvrir quatre millésimes de leur vin, ils proposent de goûter les trois monocépages qui composent l'assemblage final. C'est plutôt intéressant. Le hic c'est que Manuel et moi avons préféré le 100% Cabernet Sauvignon, plutôt que le produit fini, fruit de longues heures de réflexion d'oenologues de renom. Alors moi je n'y connais rien donc mon avis ne vaut pas grand chose, mais Manuel lui, est un fin connaisseur haha. Enfin bon, c'était pour l’anecdote, les goûts et les couleurs vous savez... 


Le fameux hôtel à 1 000 dollars la nuit...





En hiver, la surface semi-désertique en face de cette sympathique piscine se transforme en large étendue d'eau, je vous laisse imaginer la vue. Et j'imagine qu'au prix ou c'est, la piscine doit être en service l'hiver :). 



ça c'est la salle de bain d'une des chambres (sur les carreaux sont représentés toutes les personnes ayant contribué à faire naître le projet, dont Gonzague haha). Chacune des 22 habitations possède son propre univers, univers pensés par autant d'artistes différents. C'est un peu décalé comme ambiance cet hotel, je dois dire que ça me dépasse un peu,j'aime mieux la sobriété mais au moins on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas travaillé dessus. 


Voilà, c'était une journée sympa et assez enrichissante grâce aux discutions avec notre hôte et Manuel. On a été invité à déjeuner dans le restaurant de l'hôtel, ça ne valait pas un Best Of BigMac mais on fait avec. 

Sinon le travail au bureau continue sur le même rythme. J'ai toujours énormément de travail, voire plus, mais c'est toujours aussi enrichissant, tout va pour le mieux. Ah oui et le week-end je dois aussi m'infliger quelques heures supplémentaires pour avancer sur le mémoire de la fac, sinon c'est pas marrant. En voici une infime partie ci-dessous haha. 


Et mercredi prochain nous avons 4 réunions de prévues. On retourne dans la Vallée de Casablanca pour visiter les domaines de: Matetic, Casa Marin, Kingston et Quintay. 

PS: Le volcan se situe à 1 000 km au sud de la capital ;) . 


mardi 14 avril 2015

Week-end à Maitencillo

José m'a proposé de l'accompagner lui et Francisco (le dernier venu de la colocation, célibataire malgré lui ayant grandement besoin de prendre l'air pour fuir ses pensées moroses) en weekend à Maitencillo ou son père possède une maison (ville située au Nord de Santiago, sur la côte à quelques encablures de Vina del Mar et Valparaiso). 

Etant une maison secondaire seulement occupée quelques jours par mois, je m'attendais  à loger à la bonne franquette, dans une petit bicoque en bord de mer, pittoresque, à la décoration stéréotypée et minimaliste. 

Il n'en est rien en réalité. C'est une demeure de quelques 300 m², qui compte 5 chambres, autant de salles de bain, une terrasse avec vue sur l'océan, une décoration tout ce qu'il y a de plus travaillé etc. Je suis encore sous le choc quand j'y repense. Cette maison dessinée par José (architecte de profession) ne manque vraiment pas de cachet. Chacune des nombreuses pièces a été soigneusement arrangée et remplie de meubles d'époque, de beaux livres, de tableaux ou de biblots sans jamais tomber dans l'excès ou la faute de goût. José était fier de nous faire découvrir son chef d'oeuvre; et il y a de quoi...









Je ne vais pas vous faire le récit détaillé de ce séjour car à défaut de faire des choses qui méritent d'être racontées, j'ai découvert des choses qui méritent d'être vues. Alors il y a certes eu des barbecues, une randonnée, du vin, de la bière etc. mais les photos parleront mieux que moi. 

 (ces volatiles font juste la taille du scooter...)




 (Francisco pas très rassuré sur cette passerelle branlante)



(il y en a d'autres sur Facebook ;) )

Un séjour incroyable en somme. Seule ombre au tableau, une fois encore, l'absence de Marion à l'heure de découvrir toute ces choses, l'impossibilité de partager ces images et ces moments avec elle. Mais le temps passe, on se rapproche toujours plus de ce lâche mois d'août qui semblait vouloir fuir et faire s'allonger un calendrier que je maudissais. Mais je commence à bien l'aimer ce calendrier :) "aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain" ;). 

dimanche 29 mars 2015

Aucun rapport.

Voilà plusieurs jours maintenant que l’enthousiasme de l’expérience chilienne a laissé place à des doutes, des incertitudes et des craintes, sentiments absurdes mais néanmoins bien réels. Arrivé au tiers de mon séjour ici, je tombe un peu des nus en prenant soudainement conscience qu’après ce stage, une période délicate s’annonce. En effet, à la fin de ma croisière de six mois sur les eaux tranquilles  sud-américaines, dans un bateau insubmersible conçu et emmené par mes colocataires, mon employeur et mon entourage, je vais devoir changer d’embarcation, et changer de cap. J’ai bien peur que ma prochaine excursion, en direction du marché du travail, se fasse sur un radeau de fortune, malmené par l’océan déchaîné de jeunes diplômés, d’employeurs exigeants et de responsabilités. La vie étudiante est confortable dans notre belle France, et quitter ce cocon sera sans nul doute une véritable épreuve durant laquelle je vais devoir faire preuve de courage, persévérance et pugnacité, des valeurs qui m’ont toujours fait défaut.
« A cœur vaillant rien d’impossible !». Je ne me sens capable de rien, mais  je donne pourtant raison à cette maxime. C’est paradoxal d’être à la fois persuadé qu’avec de la volonté, on peut déplacer des montagnes mais que me concernant, l’acharnement le plus farouche ne suffira pas. J’ai l’impression d’être l’exception qui confirme la règle, que ma bonne étoile n’existe pas.  Mais je pense également que rien n’arrive par hasard, et que les succès naissent de travail, de conviction et d’audace. Alors que j’illustre l’adage cité plus tôt ou non, il est sûr que le seul moyen d’y parvenir est d’essayer, essayer mille fois s’il le faut, sans jamais renoncer.
Tupac Shakur et Winston Churchill, si éloignées soient leurs trajectoires de vie, avaient ceci en commun de croire plus que tout en eux. Ils ont chacun à leur manière, à force de travail et de culot, changé l’histoire. Ces personnages sont des modèles, des sources d’inspiration pour moi. Je n’ai pas la prétention de pouvoir suivre leurs pas, loin s’en faut, mais leurs parcours ont prouvé qu’avec du cran on peut aller très loin. Et ces deux figures emblématiques ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.
Il est donc temps d’y aller, de foncer, d’arrêter de se laisser porter par le courant. Il est temps d’affronter chaque tempête, chaque récif qui se mettra en travers de mon chemin. En y réfléchissant bien, c’est une chance de devoir se battre pour atteindre ses objectifs ou se rapprocher de ses rêves. Tout a plus de saveur s’il a fallu attendre ou se démener pour l’obtenir.
De plus, la vie n’est qu’une, elle est fragile, alors il ne faut pas perdre son temps à se plaindre, avoir peur ou hésiter.
Alors ce fameux radeau de fortune sur lequel je vais embarquer dans peu de temps fera peut-être escale sur l’île de Pole Emploi, ou dans l’archipel des Petits-Boulots, mais à chaque halte je le consoliderai, pour arriver sans trop de dommages dans des eaux plus paisibles. De plus, Marion pourra ramer avec moi quand mes bras et mon mental ne répondront plus ;) !

Voilà comment le fait d’écrire ce qui me tracasse me fait passer en quelques lignes du parfait Calimero, à Mohammed Ali. Je vais mieux, je vais conquérir le monde je reviens.


PS: Ce genre de complaintes vides de sens et ennuyantes au possible ne seront pas légions sur ce blog rassurez-vous ;). 

vendredi 20 mars 2015

Vallée d'Aconcagua

Mercredi c'était le jour des visites. A la base, nous en avions deux de planifiées (sur les 4 vignobles ouverts au tourisme de cette vallée) mais Manuel est parvenu, à coups d'appels téléphoniques et de culot, à faire en sorte que l'on visite les 4 dans la journée. 

Cette vallée est proche de Santiago, à une heure de la capitale en allant vers le nord. Le trajet fût donc plutôt court et sans embûche. Nous avons commencé par le domaine Sanchez de Loria ou nous attendait Felipe Cruz, un responsable touristique d'un certain âge, enthousiaste, passionné et chaleureux. Il nous a donc fait faire le tour du propriétaire et nous à fait découvrir ce vignoble atypique, qui compte plus d'un siècle d'histoire. Partout les odeurs nous assaillent, tantôt le souffre, tantôt les fleurs ou bien même l'odeur de renfermé dans certaines pièces de la demeure patronale. J'ai vraiment adoré ce lieu, emprunt d'histoire, ou sont mises en avant les traditions (qu'il s'agisse des techniques agricoles ou de l'aspect familiale de l'entreprise). 

Ici, pas de bodega impressionnante, pas de cuves en inox, pas de restaurant prétentieux, pas de parking pour accueillir des bus remplis de touristes et pas de panneaux explicatifs glorifiant les heureux propriétaires et leur réussite commerciale. Ici non, on produit du vin, depuis le 19eme siècle, et on le produit toujours de la même manière qu'alors, et ce en famille. On y fait les vendanges à la main et on n'exporte pas. C'est vraiment l'histoire du vin chilien qui continue de respirer ici, entre ces vieux murs qui restent debout et n'ont que faire de l'uniformisation des pratiques et des vins. 










Notre hôte qui, à l'image du domaine, est quelqu'un de simple, sincère et passionné, nous a fait goûter quelques uns de leurs vins. 

- Tadea Sauvignon Blanc 2014.

- Reserva Oidor Cabernet Sauvignon 2010.

- Cabernet Sauvignon Licoroso 2009. 

- Viognier 2013. Ce dernier m'a vraiment surpris. C'est un vin blanc tout ce qu'il y a de plus normal à en regarder la bouteille, mais une fois ce nectar dans la bouche, la surprise est totale... Un vin rouge. Vraiment au goût c'est un vin rouge. Il faudra que je me renseigne parce que là je n'ai pas tout compris. Même si les magiciens n'aiment pas dévoiler leurs tours je pense pouvoir trouver la réponse sur la toile haha. 


Vers midi, la visite s'est terminée par une accolade chaleureuse avec Felipe. A ce moment là, nous avions 4 heures devant nous avant la visite suivante... Alors Manuel y est allé au culot et nous a directement conduit dans le vignoble Von Siebenthal, sans avoir obtenu de rendez-vous ni même avoir prévenu qui que ce soit. 

Nous avons été reçus en premier lieu par Darwin, le maître de chai (le responsable touristique étant en déplacement). Il nous a montré les infrastructures, nous a brièvement raconté l'histoire du domaine, jusqu'à ce qu'un monsieur d'une cinquantaine d'années le coupe au milieu de sa tirade. Cet homme aux grosses lunettes rondes, au crane dégarni et à la bedaine fière s'est avéré être le propriétaire des lieux. Il a donc pris le relais et nous a raconté son histoire, l'histoire de son rêve devenu réalité. 

Vous pouvez voir sa trombine sur le site du domaine :). Avant de devenir viticulteur ici, il était avocat en Suisse et jouissait d'un train de vie plus que confortable (il gagnait plus d'argent que maintenant en travaillant moins selon ses propres mots). Il aimait sa vie, son métier, ses collègues, son confort etc. Mais depuis tout jeune il aimait surtout le vin, une véritable passion qu'il se contentait alors d'assouvir en se confectionnant une cave exceptionnelle remplie de vins uniques et aujourd'hui certainement hors de prix. Alors il a quitté tout ça pour repartir à zéro à l'autre bout du monde. J'ai considérablement raccourci l'histoire qui est en réalité bien plus longue (monsieur aime bien parler haha). 

A la différence de nombreux producteurs natifs du Chili, qui - je ne les blâmerai pas pour ça - défendent corps et âme leur savoir-faire et leur tradition, M. Von Siebenthal admet sans aucune difficulté que les techniques européennes sont exceptionnelles, tout comme le terroir chilien. C'est certainement ce qui fait que ses vins rencontrent un franc succès, cette alliance du savoir-faire européen, bon disons-le franchement, du savoir-faire français, et des caractéristiques uniques du terroir d'Aconcagua. Et cette importance attachée au terroir, au climat et aux sols est relativement nouvelle dans le monde du vin chilien (ou l'on préfère mettre en avant le raisin, le produit en lui-même, plutôt que ses facteurs de production).

Pour toutes ces raisons, les vins Von Siebenthal comptent parmi les meilleurs du pays. Alors ici aussi, on attache une grande importance au vin, à chaque détail, à chaque paramètre. Et le chef d'orchestre de tout ce travail se rit des châteaux chiliens qui produisent des millions de bouteilles par an tout en prétendant vendre un produit d'exception. Il est intimement persuadé qu'en dépassant une certaine taille critique, un certain nombre d'hectares, il est impossible de tout contrôler, et de contrôler bien, avec amour et doigté :). C'est son avis en tous cas haha.

C'était une chance de pouvoir écouter parler ce monsieur charismatique, fier du chemin qu'il a parcouru et du vin qu'il produit (et qu'il boit bien sûr, de l'ordre d'une bouteille par jour).






Vers 14h30, après avoir avalé quelques sandwichs, Manuel parvient à décrocher un rendez-vous de dernière minute au domaine Errazuriz, véritable institution ici, et ailleurs. Changement d'ambiance ici, ça sent un peu plus l'argent, les médailles et les journalistes.

L"histoire de ce château est bien trop longue et bien trop riche pour la résumer en quelques lignes, mais qu'est-ce qu'elle est intéressante ! Notre guide Fernanda nous en a fait le récit, parfaitement illustré par de nombreux portraits de famille.

Alors certes, ce domaine est quasiment aussi ancien que celui de Sanchez de Loria, mais la comparaison s'arrête là. Ici, le temps ne semble pas s'être arrêté, au contraire, il a fait son oeuvre et les hectares de vignes ont eu tout le loisir de voir pousser à leurs côtés des bâtiments impressionnants et même un village. La vie de la zone tournait autour de ce vignoble. Le propriétaire y a fait construire des habitations pour les ouvriers, une église, une école, un théatre etc.

Aujourd'hui, plus d'un siècle après le début de cette folle aventure, les vins Errazuriz sont vendus dans le monde entier, et certains d'entre eux rivalisent avec les plus grands châteaux français (en terme de qualité oui, classements internationaux à l'appui !).

Les infrastructures sont à couper le souffle, c'est très impressionnant, et je serais vraiment curieux d'avoir quelques chiffres sur le Patrimoine de l'actuel propriétaire, descendant direct du fondateur d'Errazuriz. Tout est gigantesque, impressionnant et savamment pensé. Rien ne semble être laissé au hasard, c'est l'exact inverse du premier domaine visité (et c'est bien pour la diversité de l'offre touristique dans la vallée haha).







Nous avons pu goûter 4 vins Errazuriz, vraiment très bons en toute objectivité:

- Aconcagua Costa Chardonnay 2014. (super bon)

- Aconcagua Costa Syrah 2012. (Je ne suis pas fan du Syrah en général alors moyen bof...).

- Don Maximiliano 2010. (Une petite merveille à 100 euro la bouteille haha). 

- Sena 2012 (icone du domaine, produit en partenariat avec Robert Mondavit, très bon également !). 

* Comme vous avez pu le constater j'ai acquis un certain savoir dans l'art de la dégustation et suis désormais capable de parler d'un vin avec maîtrise et sérénité: J'aime pas / Bof / J'aime bien / J'adore trop cool super.




Le quatrième et dernier vignoble n'est pas vraiment digne d'intérêt. San Esteban est un domaine tout ce qu'il y a de plus normal, avec sa salle des barriques, sa cave de vinification, son atelier de mise en bouteilles, sa boutique etc. Rien n'est vraiment en ordre, il n'y a pas vraiment de concept développé, pas de grand vin, pas d'histoire singulière ni de signe distinctif... C'est un peu comme le Syrah d'Errazuriz : moyen-bof.