vendredi 27 février 2015

Un mois et 27 fiches plus tard.

Demain, ça fera un mois que l'aventure a débuté. Le stresse, les nouveautés, les rencontres, le travail et les activités en tout genre ont fait que c'est passé vite, sans surprise. Mon séjour a commencé sur les chapeaux de roue avec des visites, des dégustations, des reportages etc. Mais depuis une dizaine de jours c'est 9h - 19h derrière l'ordinateur: recherches, traductions, mise en page... Mais bon, il m'avait prévenu que ça n'allait pas être Disneyland tous les jours :). 

J'en suis donc à 27 "Fichas Tecnicas de las Vinas del Valle de...". 27 sur 70 environ... Mais je produis ces fiches à un bien meilleur rythme qu'au début (4 par jour actuellement contre 2 à mes débuts) ce qui fait que le bout du tunnel n'est pas si loin :). Une fois cette phase terminée, je contacterai les vignobles pour les supplier de m'envoyer les informations manquantes et de nous recevoir pour visiter leur domaine et parler business :). Vu sous cet angle, j'ai 70 vignobles à visiter ! !! (C'est cette perspective bien plus attrayante qui me motive encore à tenir un rythme soutenu, Manuel me laissant carte blanche au niveau de l'organisation de mon planning de travail). 




("Oeuvre en cours, merci de la respecter" Santiago 27/02)

A plus court terme, samedi prochain je vais vivre mon deuxième voyage dans le Train des Saveurs de Colchagua, pour le jour de la fête des vendanges. Çà va être très sympa et ça va me faire bouger un peu ! 

Voilà, sinon je fais tout pour que mon niveau d'espagnol prenne son envol. Je regarde la télévision locale, je lis le journal, j'essaie de parler le plus possible quand je croise mes colocs etc. Mais je suis encore loin du compte haha. Pour bien faire il faudrait que je sorte un peu, que je rencontre des gens, mais pour l'instant ça me fait un peu peur. Juan Ma' (mon coloc surfer super cool) m'a invité par deux fois à le suivre à des soirées, invitations que j'ai déclinées car: beaucoup de fatigue, pas bavard de nature, et peur de ne rien comprendre et de faire le plot. Je pense que la prochaine fois je l'accompagnerai, ça me débloquera et puis à force il risque de ne plus me proposer :). Affaire à suivre. Demain je vais aller me balader un peu et commencer mon rapport de stage. C'est aussi un objectif de mon stage, finir le rapport avant même de rentrer pour pouvoir profiter pleinement du mois d'août et fêter dignement mes retrouvailles avec Marion (et son anniversaire au passage ;) ). 

mercredi 25 février 2015

Une vie sociale qui se dessine.

Samedi, une fille du coin rencontrée sur un groupe facebook s'est proposée de me faire découvrir sa ville, en échange de quoi nous devions parler anglais afin qu'elle pratique la langue. Nous nous étions donné rendez-vous à une station de métro puis nous avons fait un tour du centre ville. Elle m'a montré les endroits dignes d'intérêt. Et le moins qu'on puisse dire c'est que ces endroits sont peu nombreux... Cierro San Cristobal, une colline sur laquelle on a une vue époustouflante sur tout la ville, Santa Lucia, un parc au milieu de la ville qui lui aussi tutoie les nuages, la cathédrale de Santiago et enfin le quartier Bellavista dont je vous avais déjà parlé. Et puis c'est tout... Donc je donne raison au guide du routard quand il dit que deux ou trois jours suffisent amplement pour découvrir la capitale. Je dirais qu'il y fait vraiment bon vivre, mais qu'en tant que touriste, ça ne vaut pas le déplacement (contrairement à tout le reste du pays). Je conseillerais donc le Chili à tout le monde, pour son climat, sa population accueillante et chaleureuse et pour son incroyable diversité de paysages... Mais pas pour Santiago :). 
Nous avons terminé la balade par un pizza dans le patio Bellavista, un endroit très sympa. Carolina a tenu à payer et je ne sais absolument pas pourquoi haha.


Et hier (mardi 24) un de mes colocataires avait invité des amis pour faire un barbecue bien arrosé. Il m'en avait parlé la journée mais j'avais mal compris. J'avais cru entendre "On va faire un petit barbecue avec une amie si tu veux te joindre à nous". Mais nous étions environ 25 hier soir autour de ce fameux barbecue. 
C'était sympa et ça m'a donné l'occasion de pratiquer encore un peu mon espagnol. J'ai notamment discuté avec un certain Andres qui travaille dans le Marketing du Sport (contrats, droits d'image etc.) et qui est semble-t-il un peu porté sur la poudre blanche et les herbes aromatiques (mais tant mieux parce que ça réduit son débit de parole et je n'avais du coup aucun mal à le comprendre :)). On a donc parlé de sport, de vin, de voyages... Cool. 

Sinon niveau travail cette semaine rien de bien intéressant pour vous, lundi bureau, mardi bureau et mercredi bureau haha. J'avance bien et la phase la plus fastidieuse devrait ne plus durer trop longtemps (un mois selon mes estimations haha). 

Bisous à vous ! 


lundi 23 février 2015

Il faut bien manger...

Quelques petits bouts de ma vie quotidienne :).

1. Ici, à chaque bout de caisse dans les supermarchés, il y a un employé qui est chargé de mettre les courses dans des sacs en plastique (ils ont la fâcheuse tendance d'utiliser quasiment un sac par article). Et en fait, il est vivement conseillé, voire obligatoire, de donner à ce cher employé un petit quelque chose pour le récompenser de son labeur. Je m'y suis fait, mais c'est vrai que les premières fois, j'avais légèrement envie de dire au monsieur que j'avais deux bras et que je m'en sortirais tout seul... Enfin bon c'est comme ça ici. 

Dédicace à EELV: 


2. La vache qui rit n'a pas de frontières :), ça ravive des souvenirs de cours de Marketing International en licence haha. 


3. Ici, il n'y a pas de sirops pour aromatiser l'eau (enfin je n'en ai pas encore trouvés) parce qu'en fait, ils sont remplacés par des sachets en poudre :). Mais contre toute attente c'est assez bon et pas cher. 


4. Mon pain de mie préféré, mon ami des petits creux. ( je tenais à lui rendre hommage ). 


jeudi 19 février 2015

! Que duro trabajo ! (partie 2)

... Ensuite, nous nous rendons dans un hôtel, le Cava Colchagua que j'avais déjà visité et pris en photo. cette fois-ci, on va y dîner et y dormir. Après un apéro bière, rosé, fromage et un dîner très très bon préparé par un chef argentin, j'ai donc passé la nuit dans une grosse barrique :). 






Tous les employés, et les propriétaires (un frère et une soeur qui ont lancé l'affaire en début d'année dernière) sont adorables, ce qui rend l'expérience encore plus précieuse. Ici le concept c'est donc de dormir dans une barrique tout confort (on peut même réguler la température depuis son lit) et profiter des installations annexes (notamment la piscine chauffée et le spa). J'ai bien sûr très bien dormi mais peu, car on devait se lever à 5 heures du matin... 

18 / 02

Je me réveille donc difficilement avant le soleil. On se lève si tôt car on doit faire un tour de montgolfière et pour je ne sais quelle raison, le propriétaire du ballon nous a donné rendez-vous à 6 heures, sympa le type. Surtout qu'après deux heures à regarder l'engin se gonfler, ce même cher monsieur nous explique qu'il y a trop de vent et que les risques sont trop grands pour s'élever dans les airs (et j'avoue que ça ne m'a pas étonné, ça soufflait vraiment beaucoup). Dommage, ce sera pour une prochaine fois ! 



Ensuite on part pique-niquer dans un parc du village très sympa, parc qui abrite d'ailleurs l'ancienne maison d'un ex-président chilien. Encore un moment sympa ou on m'a fait goûter un "mimosa" = champagne et jus d'orange (aucun intérêt). 

La prochaine étape est un vignoble que je ne connais pas: Vina Montgras. Plus petit, et plus traditionnel que les machines a touristes décrites précédemment, ce domaine est très très sympa tant grâce à la beauté de la bodega que par l'atmosphère de tranquillité qui y règne.   
On commence la visite par une ballade au milieu des rangs de vignes. Une parcelle a été spécialement aménagée pour les visites, avec deux rangs par cépage et j'adore le concept. En quelques dizaines de mètres on peut facilement noter les différences entre les feuilles, les fruits, l'épaisseur de la peau etc. Ci-dessous le fameux Carménère, cousin très proche du Merlot, du moins de vue. 


Ensuite, bien sûr, passage obligé: la dégustation :). 


Et enfin dernière activité du domaine: composer son propre nectar en mélangeant trois vins de cépages différents (trois mono-cépages du coup évidemment, ce qui est très très répandu ici, on ne jure que par la variété du raisin. De plus, j'ai appris au cours de cette visite qu'à cause du climat chaud et de la maturation très précoce du raisin, les acides ont du mal à se développer ce qui donne des vins moins complexes, et un peu moins frais en bouche. Cette maturation très rapide se ressent également dans le taux d'alcool, 15° c'est pas rare ici haha.). 

On a donc du Carménère, du Merlot et du Carbernet Sauvignon. On commence par décider de la proportion de chacun d'eux selon notre goût, puis on le met en bouteille manuellement (liquide, bouchon, capsule, à l'ancienne !), et on confectionne même l'étiquette. Très sympa comme activité ! Et à la fin le touriste repart avec son vin, un tablier et un stylo :). 


Ah ! et le guide m'a donné le droit de boire du vin directement la tête sous le robinet d'une cuve haha, cool. La photographe a immortalisé ce moment mais je doute que le cliché se retrouve dans le journal la semaine prochaine :(. 


Ensuite, on part pour le dernier vignoble, que je connais déjà, Viu Manent. Rien à signaler, un café, une visite et un tour en calèche (déjà fait ;) ). 


ET POUR TERMINER ! Déjeuner sur la terrasse du restaurant Casa Colchagua, récemment ouvert. J'ai alors la chance de pouvoir goûter de nombreux plats traditionnels chiliens (on nous faisait tout goûter, entrées plats et desserts et après on élisait nos préférés haha). 




Voilà ! Le long récit de ces deux journées est terminé ! Je suis rentré chez moi un peu fatigué, mais pas les mains vides ! (oui la présence de journalistes semble favoriser la bonté des responsables des établissements, étrange... Peut être veulent-ils une place de choix dans le fameux article haha). 



mercredi 18 février 2015

! Que duro el trabajo ! (partie 1)

Nouvelle escapade vitivinicole cette semaine, cette fois-ci d'une durée de deux jours, y en a marre ! Cet article va être long tant nous avons fait de choses en peu de temps, vous êtes prévenus ! D'abord, en quoi consistait ce séjour ? Et bien pour les besoins du deuxième journal le plus populaire du pays, " La Tercera ", ou plus précisément pour son supplément du week-end, Manuel et moi avons accompagné deux journalistes très sympathiques qui avaient pour mission de parcourir la vallée de Colchagua et ses vignobles pour rédiger un papier en vu de l'imminente fête des vendanges. Ce reportage sera publié le 27 février prochain et j'espère figurer sur certaines photos haha. 

17 / 02

J'avais rendez-vous à 9 heures 45 dans le centre de Santiago pour rejoindre Manuel et les journalistes (enfin une journaliste et une photographe). Manuel accusait comme souvent un retard d'un quart d'heure et je commence à croire que la ponctualité n'est pas une qualité considérée comme faisant partie intégrante du savoir-vivre ici haha. On part de la capitale à 10 heures direction la vallée de Colchagua (2 heures de route) que je commence doucement mais sûrement à connaître.

Vers 12h, on arrive dans un vignoble que j'avais envie de visiter avant même d'avoir posé un pied ici, Vina Lapostolle. C'est un domaine à l'influence française très forte, de par les origines des propriétaires. Alors forcément, l'endroit sent le luxe, l'ordre et la tradition... Vraiment impressionnant ! je n'ai pas été déçu, même si le discours du guide semblait réglé comme du papier à musique, les infrastructures forcent le respect. On a donc fait le tour du propriétaire, appris sur l'histoire de ce qui fait désormais figure d'institution ici (des bouteilles à 150 euros, prix en partie justifié par cette aura) et dégusté 5 vins d'une grande qualité (accompagnés de fromages français, charcuterie et fruits). 





Première dégustation dans un lieu à l'atmosphère quasi religieuse (il faut y être pour le ressentir, surtout vu la qualité de mon appareil photo). 




Ça a du bon de faire la visite avec des journalistes, on vous ouvre des portes interdites aux touristes. Ici la réserve personnelle de la propriétaire de Lapostolle: 


(Deuxième dégustation, sur la terrasse d'une des maisons du domaine qui se loue 1500 euros la nuit)




Voilà, le séjour commençait bien :). Et c'est assez drôle de voir à chaque fois la réaction des guides quand je leur dis d'ou je viens. Ils pensent vraiment que quand on vient de Bordeaux, le vin n'a pas de secret pour nous haha, alors que loin s'en faut. Et vu qu'ils font fréquemment référence au savoir-faire français ou aux cépages de chez nous, ils me regardent souvent pour que j’acquiesce haha ce que je fais en feignant une conviction inébranlable. 

Deuxième étape de la journée: Vina Montes

Je commence à connaître ce lieu, c'était la troisième fois en deux semaines que je m'y rendais haha, mais à chaque fois je rencontre de nouvelles personnes, on m'ouvre de nouvelles portes etc, donc ce n'est pas encore lassant héhé. De plus, j'ose poser des questions, chose que je ne faisais pas il y a encore deux semaines, alors c'est toujours bien de revenir. Par exemple, ce vignoble met en avant un concept type "FenShui" (Aucune idée de l'orthographe) et je me demandais si ça faisait partie de l'histoire de la région ou si c'était purement marketing. Le guide l'a joué franc jeux, c'est du business, mais les touristes adorent quand il y a un concept comme ça. 



Là encore, tour du propriétaire, dégustation de 4 vins et déjeuner très copieux. Quelques extraits en images: 


(Saumon à la plancha)



( Trilogie de desserts)


(et bien sûr le traditionnel petit tour en calèche pour la fin)

Ensuite nous sommes allés visiter le Musée de Colchagua. Il est immense et permet de parcourir l'histoire Chilienne et plus largement latino-américaine à travers un dédale de pièces à thèmes (de l'art pré-colombien à l’avènement de la technologie.). Il y avait même une partie du musée réservée au fait d'actualité ayant eu lieu en 2010 lorsque le pays retenait son souffle alors que 33 mineurs étaient bloqués sous terre. 



(il semblait content de me voir le bonhomme)

La suite un peu plus tard... :) 

dimanche 15 février 2015

Sabores del Valle

Hier (14 février 2015, jour de la St Valentin), réveil 6 heures 30 et direction la gare (Estacion Central). C'est relativement loin de mon lieu de vie donc cette fois-ci, j'ai dû me résigner à prendre le métro pour la première fois. Il n'a rien à envier au notre et d'ailleurs, les wagons sont de fabrication française. Mais je ne compte pas le prendre fréquemment car bizarrement, ici il n'y a pas d'abonnement. Il y a bien une carte, la carte "BIP", mais elle n'a comme seul avantage le fait d’emmagasiner de l'argent dessus pour éviter d'avoir à acheter un ticket à chaque voyage... Alors ça revient très vite cher pour quelqu'un qui s'en sert quotidiennement. 

J'avais rendez-vous avec toute l'équipe du "Train des saveurs" à 8 heures 30 dans cette fameuse gare dont le dôme a été en partie pensé par notre Gustave Eiffel national ! Et quelle équipe ! Que des étudiants (une dizaine) tous très accueillants et marrants :). Il étaient tous très curieux de savoir ce que je faisais là, si loin de chez moi, et me demandaient souvent de leur apprendre quelques mots de français haha. Ils ont bien du mal à prononcer les "v" et les "r" notamment. 

Nous avons chargé le train de toutes les bouteilles et accessoires nécessaires aux activités proposées aux 163 passagers durant le voyage entre Santiago et San Fernando (2 heures) et sommes partis vers 10 heures. Pendant ces deux heures, j'étais en quelques sortes l'assistant du maître d'oeuvre qui me chargeait notamment de gérer les stocks au rythme des allers et venues des serveurs, de mettre un peu d'ordre dans la réserve et de distribuer quelques documents aux passagers (ce faisant, je priais pour qu'ils ne me posent pas de questions...). 

Arrivé à San Fernando, les passagers sont divisés en groupes représentés par des couleurs et sont répartis dans des bus affectés pour l'occasion, direction Santa Cruz ! Une fois sur place, vers 13 heures, on dispose de 2 heures pour déjeuner dans l'un des restaurants présents sur une charmante petite place. Evidemment, en tant que membre des organisateurs, j'ai mon repas sans débourser un peso, et j'ai la chance de goûter des spécialités argentines !

Ensuite, chaque groupe reprend le bus pour se diriger vers un vignoble et visiter ce dernier. Je suis tombé sur Vina Montes, domaine que j'avais déjà eu la chance de découvrir lors de mon premier jour de travail, mais bon c'est pas grave haha j'aurai plus de chance lors des prochaines éditions (le train propose cette expérience une fois par mois et la fois prochaine, le 7 mars, c'est la fête des vendanges ici, ça promet!). 




L'immense majorité des participants étaient Chiliens, il n'y avait qu'une dizaine de "gringos" anglophones (Canada, New York etc.) mais j'étais quand même surpris de constater que la guide de Montes était incapable de répondre aux questions de ces quelques illuminés qui avaient l'étrange particularité de ne pas parler couramment espagnol... C'est vraiment un pays à fort potentiel touristique mais proposer les visites en anglais c'est quand même la base... Si un jour ils décident de vraiment s'ouvrir au monde, ça risque de devenir une destination prisée, mais en attendant, c'est pas ça... 

Suite à la dégustation et à la visite, tout le monde se rejoint à la gare de San Fernando, ou le maire, conscient de ce que cet afflux de touristes une fois par mois pouvait apporter à sa commune, avait préparé un petit spectacle de chant et danse folkloriques pour souhaiter la bienvenue à tous ces curieux :). En voici un petit extrait: 


Sur le chemin du retour vers Santiago, une deuxième séance de dégustation est proposée, et enfin la vente de bouteilles sur laquelle les organisateurs comptent beaucoup (le prix de ce tour étant bas: 40.000 pesos par personne). 
J'ai évidemment eu tout le loisir de maudire les couples présents dans le train en ce jour des amoureux, qui en temps normal ne me dit trop rien haha (mais les 11.000 km entre Marion et moi changent la donne). 

Voilà, après avoir tout rangé et avoir repris le métro dans l'autre sens, je suis arrivé chez moi à 22 heures, exténué. 

jeudi 12 février 2015

Aji mon amour !

Voilà, désolé Marion, mais la distance aura eu raison de notre amour... J'ai jeté mon dévolu sur cette sauce prénommée Aji, au tempérament très fort. C'est une sorte de sauce Ketchup / Tabasco / Samouraï (mais Samouraï de compet' quoi !) et j'en mets partout, j'adore ça ! Avec ça ma température corporelle grimpe encore d'un cran, comme si les 35 degrés de moyenne ne suffisaient pas ! :)

PS: Marion je veux bien admettre que la présence de cette sauce dans mon frigo ne remplace pas la tienne à mon bras, loin s'en faut. <3

mercredi 11 février 2015

Metro, Boulot, Dodo

Cette semaine pas de tour en hélicoptère, de visites de vignobles ou de dégustations à l’œil... Cette semaine on bosse ! Mais c'est pas plus mal, j'accomplis des tâches qui me plaisent et je progresse dans plusieurs domaines ! 

En effet, après avoir passé deux jours à contacter les domaines un par un pour obtenir les coordonnées de la personne en charge du tourisme, je dois désormais compiler toutes les informations en rapport avec ses fameuses prestations touristiques. J'obtiens ces informations sur internet ou bien en les demandant par mail. 

Une fois ces précieuses informations en ma possession je dois rédiger une "ficha", sorte de résumé des offres du domaine: brève histoire du vignoble - description des offres - prix public - prix agence - services - horaires etc. Ça met à l'épreuve mes capacités rédactionnelles (car mon boss ne veut pas de copier coller, et j'en suis le premier heureux !) et mes compétences linguistiques (car je dois le faire dans les trois langues).



Bref ça me plait bien et en plus même si a force ça va être rébarbatif, ces sessions d'ordinateurs seront bientôt entrecoupées de rendez-vous et de visites :). Le seul hic c'est les horaires... J'ai pas l'habitude de travailler 9 heures par jour, en bon français que je suis haha. Mais une fois encore, j'apprends, je m'entraîne :). De plus, je dis métro - boulot - dodo mais c'est pour l'expression car le métro je ne l'ai encore jamais pris et je parcours le km qui me sépare du bureau à pieds. 

Bref, c'est moins fun que les premiers jours mais enrichissant et plus gratifiant ! 

Bisous à vous. 

PS: sur ma carte de visite je suis... Jefe de proyecto / ou / Project Manager / ou / Chef de Projet, c'est au choix :). 

PS1: J'ai peut-être involontairement fait passer mon patron pour un tyran dans cet article mais il n'en est rien. Il est très à l'écoute, patient et j'apprends beaucoup à ses côtés. Il s'est même excusé quand je lui ai dit qu'il fallait qu'on pose les choses et qu'on fasse une chose à la fois (oui en tant que chef de projet je me suis vu dans l'obligation de le recadrer). 

lundi 9 février 2015

Iglesia de Francisco

Cette église franciscaine, est considérée comme l'un des trésors architecturaux de Santiago notamment en raison de son ancienneté. Moi je la trouve pas sensationnelle. Elle est aussi connue pour une grossière erreur qui figure sur son horloge et qui a participé à forger sa légende: le chiffre 4 est écrit en chiffre romain de telle manière: IIII (au lieu de IV) bien entendu :) et ce sur les quatre côtés de la fameuse horloge !



09 / 02

Journée horrible dans les méandres de l’administration chilienne. Je pensais que les français étaient particulièrement férus de paperasse, mais ce sont des petits joueurs, les chiliens faisant montre  d’un amour incommensurable pour les cachets, signatures ou timbres.

Alors ce matin réveil  à 6h00 et retour à la maison à 14h30. Qu’ai-je fait entre temps ? Je suis « simplement » allé me déclarer à l’administration chilienne (démarche obligatoire sous peine de lourde amende et de non autorisation de sortie du territoire).

Alors je disais donc, réveil à 6 heures. Je pars de la maison à 6h30 à la recherche d’un distributeur automatique de billets car les taxis ne prennent pas la CB. Ensuite j’appelle donc un taxi, qui, moyennant 5.000 pesos me dépose à l’adresse que je lui avais indiqué au préalable et qui, je l’ai vite compris, n’était pas la bonne…  Alors je pars à la recherche du bâtiment ou se trouve la « Policia de Investigacion » un peu à l’aveuglette, en demandant mon chemin aux passants. Un agent de police me renseigne enfin et j’arrive sur les lieux à 8 heures.  Une fois sur place, je fais la queue un quart d’heure pour obtenir un ticket m’indiquant mon numéro de passage, le B094. Je regarde ou ça en est… B004… SU-PER, ça va être long ! Deux heures plus tard, c’est enfin mon tour. On me pose quelques questions, me délivre un document et m’intime de me rendre au « Registro Civil » pour la suite des festivités.



J’y vais à pieds, et rebelote, mon ticket cette fois-ci est le E200, et sur ce dernier est indiqué qu’avant moi, 101 personnes doivent passer. 2 heures et demi plus tard, après quelques cigarettes, deux sudokus et un petit casse-croutte, c’est mon tour. On me pose à nouveau quelques questions, me prend en photos, me demande de régler une certaine somme et me prend les empruntes de chaque doigt (oui, les dix). Je devrai y retourner dans un mois, pour récupérer le précieux sésame.


Ensuite, je suis retourné chez moi à pieds, 7 km dans les rues d’une ville qui sent la pisse et les gaz d’échappement (c’est selon la rue). Je me suis rendu compte à quel point mon quartier était paisible, une île déserte et préservée au milieu d’un chaos. 

Aujourd'hui, c'était mon dixième jour loin de chez nous ! 

samedi 7 février 2015

07 / 02

Hier au travail j'ai finalisé une base de données réunissant les contacts des personnes en charge du secteur touristique des vignobles Chiliens. En gros, j'ai dû appeler 79 domaines et demander les coordonnées de la personnes en charge de cet aspect de leur activité, et ce en espagnol bien sûr. Ça me coûte déjà de téléphoner en français alors je vous laisse imaginer... Mais au moins je prends sur moi et je progresse, ça ne peut que m'être bénéfique. De plus Manuel m'a proposé d'arrêter et de faire autre chose. Il a dit qu'il essayait de se mettre à ma place et que ça ne devait pas être un exercice facile. Mais j'ai préféré continuer, car on ne peut pas contourner les obstacles indéfiniment ! 
Et j'ai fini avec cette partie de mon travail. La prochaine étape de mon travail,  qui en réalité en combine deux, consistera en des prises de rendez-vous par mail (facile :)) afin d'aller visiter les vignobles ciblés, puis en la rédaction de fiches descriptives des vignobles nouvellement partenaires (histoire, prestations proposées et services). Ça me plait déjà plus, j'aime bien écrire et j'aurai à le faire en espagnol (mes travaux dans la langue de Cervantès seront bien sûr corrigés par Manuel), en anglais et en français :). De plus, ces visites, que je ferai en compagnie de Manuel, me feront encore découvrir d'autres parties du pays, des voyages à coût zéro héhé. 

Aujourd'hui je n'ai pas fait grand chose. Ce matin j'ai lu un diagnostic sur l'oenotourisme au Chili pour me renseigner (je ne l'ai pas fini car je prends des notes et qu'il est long mais c'est intéressant). Après quoi j'ai pu skyper avec Marion pendant deux heures, ça met du baume au cœur et c'est important de le faire dès qu'on peut car avec nos 5 heures de décalage horaire, c'est difficile de se parler en direct ! Quand je débauche à 19 h il est minuit pour elle... Mais on s'adapte, pas le choix ! C'est vraiment la seule ombre au tableau, mais quelle ombre ! Tout est parfait ici, la météo, les gens, mon travail etc, mais quand il vous manque une partie de vous, c'est malgré tout compliqué de profiter pleinement de l'expérience. Je n'oserais pas me plaindre de ma situation, j'ai vraiment décroché un stage en or, mais c'est difficile d'être si loin, et six mois, on a beau dire ce qu'on veut pour se rassurer, ça ne passe pas comme une semaine... Mais bon, l'essentiel c'est de ne pas douter et de foncer, ce que j'essaie de faire tant bien que mal ! 

Après ça, je suis allé courir. Je n'avais pas couru depuis un petit moment, alors j'y suis allé de ma demi-heure sans trop forcer car il faisait encore très chaud. La prochaine fois j'irai soit tôt le matin, soit dans la soirée. Mais ça fait un bien fou de se dépenser, de se vider la tête et de prendre une bonne douche après ! 

Des amies de ma colocataire Yasmine passent la soirée ici. Je fais des va et viens car elles insistent pour que je participe aux festivités, mais j'ai pas trop le cœur à ça ce soir. J'ai quand même passé quelques petits moments en leur compagnie. Elles sont très gentilles et font l'effort de parler lentement ce qui est appréciable ( mais bon des fois je rigole quand même sans avoir compris un traître mot ). Elles m'ont fait goûter une nouvelle boisson (oui encore). Cette fois-ci il s'agit de creuser le cœur d'un ananas, d'y mettre des morceaux de fruits, du sucre et du vin blanc, et c'est plutôt pas mal, c'est "rico" comme ils disent. 

Là je suis monté dans ma chambre et ne pense pas redescendre car elles veulent m'emmener en boîte de nuit. J'imagine l'ennuie dans une boîte de nuit sans avoir bu, sans parler correctement espagnol (surtout celui des jeunes), sans rien entendre de ce qu'on me dit, et qu'avec un groupe de filles, je passe mon tour ce soir haha. Surtout que demain j'aimerais me lever tôt pour aller chercher un téléphone, finir le diagnostic sur l'oenotourisme, et pouvoir skyper avec Marion avant de reprendre la semaine. 

Bisous à vous ! 

vendredi 6 février 2015

05/02

Aujourd’hui, j’ai encore fait le touriste. Manuel avait besoin de se rendre sur la côte pour donner des documents à plusieurs établissements partenaires (trois hôtels, une école de surf et un restaurant). C’est à trois heures de route. On a notamment été à Matanzas et Pichilemu (Capitale nationale du surf). Les photos se passent de commentaires (voir sur facebook), c’était grandiose. A part discuter avec Manuel pendant le trajet, je n’ai rien eu à faire. Je pense qu’il ne voulait simplement pas faire la route tout seul haha, mais ça me va.






Papa, spéciale dédicace : durant le trajet, Manuel me dit « Now, I put my music ! » et ni une ni deux, se met à résonner dans la voiture Thunderstruck d’ACDC, à fond ;).


Ah et j’ai pu constater qu’au Chili, sur l’autoroute, les automobilistes doivent allumer leurs phares, même de jour. Manuel n’a pas su m’expliquer pourquoi, ça le laisse perplexe aussi.