lundi 9 février 2015

09 / 02

Journée horrible dans les méandres de l’administration chilienne. Je pensais que les français étaient particulièrement férus de paperasse, mais ce sont des petits joueurs, les chiliens faisant montre  d’un amour incommensurable pour les cachets, signatures ou timbres.

Alors ce matin réveil  à 6h00 et retour à la maison à 14h30. Qu’ai-je fait entre temps ? Je suis « simplement » allé me déclarer à l’administration chilienne (démarche obligatoire sous peine de lourde amende et de non autorisation de sortie du territoire).

Alors je disais donc, réveil à 6 heures. Je pars de la maison à 6h30 à la recherche d’un distributeur automatique de billets car les taxis ne prennent pas la CB. Ensuite j’appelle donc un taxi, qui, moyennant 5.000 pesos me dépose à l’adresse que je lui avais indiqué au préalable et qui, je l’ai vite compris, n’était pas la bonne…  Alors je pars à la recherche du bâtiment ou se trouve la « Policia de Investigacion » un peu à l’aveuglette, en demandant mon chemin aux passants. Un agent de police me renseigne enfin et j’arrive sur les lieux à 8 heures.  Une fois sur place, je fais la queue un quart d’heure pour obtenir un ticket m’indiquant mon numéro de passage, le B094. Je regarde ou ça en est… B004… SU-PER, ça va être long ! Deux heures plus tard, c’est enfin mon tour. On me pose quelques questions, me délivre un document et m’intime de me rendre au « Registro Civil » pour la suite des festivités.



J’y vais à pieds, et rebelote, mon ticket cette fois-ci est le E200, et sur ce dernier est indiqué qu’avant moi, 101 personnes doivent passer. 2 heures et demi plus tard, après quelques cigarettes, deux sudokus et un petit casse-croutte, c’est mon tour. On me pose à nouveau quelques questions, me prend en photos, me demande de régler une certaine somme et me prend les empruntes de chaque doigt (oui, les dix). Je devrai y retourner dans un mois, pour récupérer le précieux sésame.


Ensuite, je suis retourné chez moi à pieds, 7 km dans les rues d’une ville qui sent la pisse et les gaz d’échappement (c’est selon la rue). Je me suis rendu compte à quel point mon quartier était paisible, une île déserte et préservée au milieu d’un chaos. 

Aujourd'hui, c'était mon dixième jour loin de chez nous ! 

1 commentaire: