Journée horrible dans les méandres de l’administration
chilienne. Je pensais que les français étaient particulièrement férus de
paperasse, mais ce sont des petits joueurs, les chiliens faisant montre d’un amour incommensurable pour les cachets,
signatures ou timbres.
Alors ce matin réveil à 6h00 et retour à la maison à 14h30. Qu’ai-je
fait entre temps ? Je suis « simplement » allé me déclarer à l’administration
chilienne (démarche obligatoire sous peine de lourde amende et de non
autorisation de sortie du territoire).
Alors je disais donc, réveil à 6
heures. Je pars de la maison à 6h30 à la recherche d’un distributeur
automatique de billets car les taxis ne prennent pas la CB. Ensuite j’appelle
donc un taxi, qui, moyennant 5.000 pesos me dépose à l’adresse que je lui avais
indiqué au préalable et qui, je l’ai vite compris, n’était pas la bonne… Alors je pars à la recherche du bâtiment ou
se trouve la « Policia de Investigacion » un peu à l’aveuglette, en
demandant mon chemin aux passants. Un agent de police me renseigne enfin et j’arrive
sur les lieux à 8 heures. Une fois sur
place, je fais la queue un quart d’heure pour obtenir un ticket m’indiquant mon
numéro de passage, le B094. Je regarde ou ça en est… B004… SU-PER, ça va être
long ! Deux heures plus tard, c’est enfin mon tour. On me pose quelques
questions, me délivre un document et m’intime de me rendre au « Registro
Civil » pour la suite des festivités.
J’y vais à pieds, et rebelote, mon
ticket cette fois-ci est le E200, et sur ce dernier est indiqué qu’avant moi,
101 personnes doivent passer. 2 heures et demi plus tard, après quelques cigarettes,
deux sudokus et un petit casse-croutte, c’est mon tour. On me pose à nouveau
quelques questions, me prend en photos, me demande de régler une certaine somme
et me prend les empruntes de chaque doigt (oui, les dix). Je devrai y retourner
dans un mois, pour récupérer le précieux sésame.
Ensuite, je suis retourné chez
moi à pieds, 7 km dans les rues d’une ville qui sent la pisse et les gaz d’échappement
(c’est selon la rue). Je me suis rendu compte à quel point mon quartier était
paisible, une île déserte et préservée au milieu d’un chaos.
Aujourd'hui, c'était mon dixième jour loin de chez nous !
<3 <3 >3
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