Voilà plusieurs jours maintenant
que l’enthousiasme de l’expérience chilienne a laissé place à des doutes, des
incertitudes et des craintes, sentiments absurdes mais néanmoins bien réels.
Arrivé au tiers de mon séjour ici, je tombe un peu des nus en prenant
soudainement conscience qu’après ce stage, une période délicate s’annonce. En
effet, à la fin de ma croisière de six mois sur les eaux tranquilles sud-américaines, dans un bateau insubmersible
conçu et emmené par mes colocataires, mon employeur et mon entourage, je vais
devoir changer d’embarcation, et changer de cap. J’ai bien peur que ma
prochaine excursion, en direction du marché du travail, se fasse sur un radeau
de fortune, malmené par l’océan déchaîné de jeunes diplômés, d’employeurs exigeants
et de responsabilités. La vie étudiante est confortable dans notre belle France,
et quitter ce cocon sera sans nul doute une véritable épreuve durant laquelle
je vais devoir faire preuve de courage, persévérance et pugnacité, des valeurs
qui m’ont toujours fait défaut.
« A cœur vaillant rien d’impossible !».
Je ne me sens capable de rien, mais je
donne pourtant raison à cette maxime. C’est paradoxal d’être à la fois persuadé
qu’avec de la volonté, on peut déplacer des montagnes mais que me concernant, l’acharnement
le plus farouche ne suffira pas. J’ai l’impression d’être l’exception qui
confirme la règle, que ma bonne étoile n’existe pas. Mais je pense également que rien n’arrive par
hasard, et que les succès naissent de travail, de conviction et d’audace. Alors
que j’illustre l’adage cité plus tôt ou non, il est sûr que le seul moyen d’y
parvenir est d’essayer, essayer mille fois s’il le faut, sans jamais renoncer.
Tupac Shakur et Winston Churchill,
si éloignées soient leurs trajectoires de vie, avaient ceci en commun de croire
plus que tout en eux. Ils ont chacun à leur manière, à force de travail et de
culot, changé l’histoire. Ces personnages sont des modèles, des sources d’inspiration
pour moi. Je n’ai pas la prétention de pouvoir suivre leurs pas, loin s’en
faut, mais leurs parcours ont prouvé qu’avec du cran on peut aller très loin. Et
ces deux figures emblématiques ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.
Il est donc temps d’y aller, de
foncer, d’arrêter de se laisser porter par le courant. Il est temps d’affronter
chaque tempête, chaque récif qui se mettra en travers de mon chemin. En y réfléchissant
bien, c’est une chance de devoir se battre pour atteindre ses objectifs ou se
rapprocher de ses rêves. Tout a plus de saveur s’il a fallu attendre ou se
démener pour l’obtenir.
De plus, la vie n’est qu’une,
elle est fragile, alors il ne faut pas perdre son temps à se plaindre, avoir
peur ou hésiter.
Alors ce fameux radeau de fortune
sur lequel je vais embarquer dans peu de temps fera peut-être escale sur l’île
de Pole Emploi, ou dans l’archipel des Petits-Boulots, mais à chaque halte je
le consoliderai, pour arriver sans trop de dommages dans des eaux plus paisibles.
De plus, Marion pourra ramer avec moi quand mes bras et mon mental ne
répondront plus ;) !
Voilà comment le fait d’écrire ce
qui me tracasse me fait passer en quelques lignes du parfait Calimero, à Mohammed
Ali. Je vais mieux, je vais conquérir le monde je reviens.
PS: Ce genre de complaintes vides de
sens et ennuyantes au possible ne seront pas légions sur ce blog rassurez-vous ;).
J'essaierai d'amener un peu de douceur dans ton océan déchainé, pour faire en sorte que ton radeau devienne lui aussi insubmersible. <3
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